
Table des matières
La valse des hormones dans la vie des femmes
Beaucoup n’est qu’histoire d’hormones, de fragile équilibre, tout au long de la vie de la femme.
La pré-ménopause et l’adolescence ont en commun ce qu’on appelle un « dérèglement hormonal ». J’aurai plutôt envie de parler « d’ajustement » puisqu’il est physiologiquement naturel. Les sautes d’humeurs, l’irritabilité, les problèmes de peau, les changements de l’appareil génital…
L’adolescente ne se sentira vraiment bien dans ses baskets qu’au moment où son système hormonal aura trouvé son équilibre et que, cycle après cycle, elle pourra s’épanouir dans sa vie de femme.
Pour la femme en pré-ménopause c’est un peu cette même histoire de (ré)ajustage hormonal.
Contrairement à l’adolescente qui doit faire face à un « afflux d’hormones », la femme en pré-ménopause doit s’ajuster à une baisse drastique et souvent chaotique de ces mêmes hormones.
Et de la même façon que le corps de l’adolescente s’adapte à sa nouvelle « météo » hormonale, la femme en pré-ménopause s’avance doucement vers l’état ménopausée où le corps s’adapte et fait face, lui aussi, à son nouvel état.
Dans la vie d’une femme les hormones jouent un rôle majeur dans son bien-être.
Beaucoup de femmes se sentent « ballottées » par leurs hormones tout au long de leur vie, et la « stabilité » hormonale reste pour elles, relative.
La ménopause, pour certaines, peut être un véritable soulagement, pour d’autres ce passage est très difficile.
Il n’y a pas de vérité absolue…
Chaque femme réagit de manière unique, par contre souffrir et subir ce passage n’est pas une option envisageable !
Ces troubles, aussi difficiles à vivre soient-ils, ne sont pas une fatalité ! De nombreux leviers peuvent être actionnés pour retrouver du mieux être et aborder cette nouvelle étape de vie sereinement.
Cette période charnière rime avec chamboulement, transition…
Le corps féminin, jusqu’à la ménopause, est hormonalement au service de la procréation, au service de sa progéniture. Cycles menstruels, grossesses, allaitements…
Puis arrive ce moment où le corps demande (exige) une réadaptation.
Ce qui était vrai ne l’est plus, ce que l’on supportait, les stratagèmes mis en place ne fonctionnent plus…
Le corps ne supporte plus qu’on lui fasse la « sourde oreille », il se rebelle, il rue dans les brancards ! Il a besoin d’être écouté, de devenir la priorité ! Les troubles de la ménopause sont si puissants qu’on ne peut les ignorer ! Le corps « hurle », le corps « brûle », le corps s’épuise, se consume…
Le chamboulement se fait à l’intérieur du corps, il est naturel que l’extérieur s’adapte.
Cette période est peut-être une opportunité pour la femme de se recentrer (se remettre au centre) dans sa vie, de se faire passer en priorité, de s’occuper d’elle-même sans culpabiliser !
Ne plus s’adapter aux autres, prendre le droit de s’écouter et d’exprimer ses besoins.
Le foyer se réorganise, le rythme s’adapte, les relations et la communication évoluent.
Cela peut vouloir dire, nouveau départ, nouveaux besoins, nouvelles priorités, nouvelle relation à soi, nouvelle hygiène de vie… !
La ménopause perçue à travers le prisme culturel
Dans les tribus amérindiennes, on ne disait pas « ménopause ».
On disait : « Elle entre dans son pouvoir. »
Les femmes qui n’avaient plus leurs lunes devenaient les « Gardiennes du Clan ».
Pas parce qu’elles étaient vieilles.
Parce qu’elles étaient sages.
En médecine chinoise, on appelle cette période « La Seconde Adolescence » ou « Le Retour du Printemps ».
« Le sang ne coule plus vers l’extérieur. Il reste en nous. Il remonte. Il devient sagesse. »
Au Japon, les femmes célèbrent, selon la tradition du « kanreki », la fin d’un cycle de vie de 60 ans. Le kanreki est perçu comme une période de renaissance et de renouveau, et les femmes reçoivent souvent des cadeaux et participent à des cérémonies spéciales pour commémorer cette étape importante.
Dans de nombreux pays d’Afrique, la femme gagne en autorité et prestige avec la ménopause.
Mais cette vision ne nous concerne pas, nous les femmes occidentales, car en Occident la ménopause est perçue de manière négative.
Elle est perçue comme la fin d’une époque (en l’occurrence celle de la fertilité) et non le début d’une autre.
Une femme ménopausée est vue sous un prisme médical : elle est « à risque » pour les maladies cardiovasculaires, l’ostéoporose ou encore certains cancers…
En Europe, la ménopause est associée à la vieillesse et au début d’une dégradation physique.
C’est un sujet encore tabou et les non-dits (voire dénis) autour de la ménopause contribuent à faire perdurer un sentiment de solitude chez les femmes, qui ont l’impression d’être les seules à subir de nombreux troubles et/ou qui ressentent de la honte à les exprimer.
Notre génération (les cinquantenaires) manque encore cruellement d’éducation sur le sujet (aussi bien hommes que femmes). L’andropause est également largement concernée par ce manque d’information !
Le témoignage et la communication sont donc essentiels dans le travail d’information sur la ménopause.
Nous pouvons, par notre parole, préparer les générations futures à cette étape de vie incontournable.
Dédramatiser, conceptualiser l’arrivée de la ménopause, non comme une dégradation mais comme une nouvelle évolution de notre corps et de ses besoins.
Cette période peut-être perçue comme une forme de libération, la première moitié de la vie de femme étant hormonalement tournée vers la famille et la deuxième, libérée de cette « charge », la femme peut (doit?) s’occuper d’elle-même ?
Selon le regard que nous portons, ce deuxième printemps peut résonner comme un nouvel élan plein d’espoir !
Physiologie du cycle féminin
Pour mieux comprendre ce qu’il se passe à la (pré)ménopause, il est intéressant de se rappeler le rôle et la manière dont les hormones agissent sur le corps de la femme.
Le système reproducteur féminin est caractérisé par son cycle de 28 jours.
Comme chaque femme est unique, sa durée peut différer d’une femme à l’autre.
Ce cycle est orchestré par différentes hormones qui inter-agissent entre elles pour permettre au corps d’être au top chaque mois dans le but de pouvoir enfanter. C’est elles qui font la communication entre les organes de manière à ce qu’ils travaillent de manière synchronisée.
Juste après la fin des règles, un nouveau cycle commence.
L’hypothalamus, situé dans le cerveau, envoie l’information aux ovaires qu’il est temps de démarrer un nouveau cycle.
Sa messagère est l’hormone FSH.
Donc au début du cycle la FSH augmente et grâce à elle, un follicule contenu dans un des deux ovaires se développe et mûrit pendant 13 jours.
Pendant que le follicule grossit, l’ovaire produit des œstrogènes.
Le taux d’œstrogènes augmente entraînant une baisse de la FSH, et cela jusqu’au 13ème jour du cycle.
Pendant ce temps l’utérus a créé tranquillement son endomètre, matière qui tapisse l’utérus et dont la fonction est d’accueillir l’ovule fécondé.
Tout mince au début du cycle, sous l’action des œstrogènes il s’épaissit et grandit jusqu’au 14eme jour, on appelle cette phase proliférative.
Puis, d’un seul coup, le taux élevé d’œstrogènes déclenche un pic hormonal, entraînant une production énorme de FSH et de LH.
On parle alors de décharge ovulante.
Le 14eme jour, le follicule éclate et libère l’ovule dans la trompe de Fallope, c’est l’ovulation.
La glaire cervicale (dont le rôle est de protéger l’entrée de l’utérus) devint perméable pour laisser passer les éventuels spermatozoïdes.
Après l’ovulation, le follicule crée ce qu’on appelle le corps jaune qui se met à produire de la progestérone, on entre alors dans la phase lutéale.
A partir du 14eme jour, la progestérone, produite par le corps jaune régule le taux de toutes les hormones.
Après le pic, elle apporte l’équilibre.
C’est le calme après la tempête.
La production de FSH et de LH est stoppée, et le taux d’œstrogènes diminue sensiblement.
L’utérus, sous l’influence de la progestérone entame un nouveau cycle et l’endomètre se met à produire un mucus nourricier pour le futur embryon, on parle de phase sécrétoire.
La température du corps de la femme augmente légèrement jusqu’aux nouvelles règles.
Si l’ovule n’est pas fécondée, au 28ème jour le corps jaune dégénère et disparaît, la production d’hormones diminue puis s’arrête.
Sans hormones pour le stimuler, les menstruations sont déclenchées par l’utérus qui expulse l’endomètre inutilisé.
C’est le temps des menstruations, les hormones font une pause, le corps fait le vide…
Il y a donc une communication permanente entre le cerveau et les ovaires. On peut vraiment le voir comme une communication à double sens.
Les ovaires influencent les sécrétions hypophysaires qui elles même ont une action sur les ovaires.
FSH et LH sont produites par l’hypophyse.
La FSH induit la sécrétion d’œstrogènes dans les ovaires
La LH induit la sécrétion de progestérone dans le corps jaune en phase lutéale.
Pour aller un peu plus loin… :
On peut voir les hormones comme des messagères. Elles sont sécrétées par une glande ou une cellule endocrine en réponse à une stimulation véhiculée dans le sang.
Elles assurent la communication entre le cerveau, les organes et le système nerveux central.
Certaines de nos hormones sont stéroïdiennes (œstrogènes, progestérone, testostérone…), elles ont besoin de bons lipides pour fonctionner.
Elles prennent source grâce au bon cholestérol (HDL) qui est une matière indispensable pour fabriquer nos hormones et les transporter.
Et que se passe-t-il lors de la préménopause et de la ménopause ?
Les ovaires sont la « banque » d’ovules de la femme pour toute sa vie.
A partir de 40 ans le taux d’ovocytes se réduit drastiquement jusqu’à la ménopause qui arrive en moyenne entre 50 et 52 ans.
Ces chiffres ne sont que des moyennes statistiques, certaines femmes peuvent être ménopausées « précocement » (avant 40 ans) comme « tardivement » (après 55 ans).
Le déclin ovarien est un processus physiologique progressif. Il marque la transition vers la péri-ménopause puis la ménopause.
Certaines maladies peuvent induire également une ménopause précoce.
Chaque étape de la « pré à la ménopause »
La pré-ménopause désigne la dizaine d’années qui précède la ménopause. C’est une période où l’on peut ressentir les « premiers » changements hormonaux avec des cycles qui deviennent un peu irréguliers, un flux plus abondant ou au contraire moins abondant que d’habitude. Les syndromes prémenstruels peuvent être accentués.
Age moyen de la pré-ménopause est de 40 ans.
La péri-ménopause est la période où on se rapproche de la ménopause. Les cycles sont de plus en plus irréguliers, voire même absents pour certains. Certains symptômes peuvent apparaître comme des bouffées de chaleurs, des troubles du sommeil, de la fatigue, une sécheresse vaginale, des douleurs articulaires…
Age moyen de la périménopause est de 45 ans
La ménopause marque la fin définitive des fonctions ovariennes, soit l’arrêt définitif des règles.
On parle de ménopause lorsque la femme n’a pas eu de règle pendant un an.
Certains symptômes peuvent être présents comme des bouffées de chaleurs, des sueurs nocturnes, des troubles du sommeil, des cystites, sécheresse de la peau et des muqueuses, incontinence urinaire, troubles de l’humeur, anxiété, difficulté de concentration, douleurs ostéo-articulaires, fatigue, baisse de libido, prise de poids (surtout sur le haut du corps, poitrine et ventre),…
Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive, mais elle représente les symptômes les plus fréquents.
Age moyen de la ménopause est de 51/52 ans
Les hormones à la ménopause
Il y a trois types d’œstrogènes produites en fonction de la période de la vie de la femme :
– L’estradiol (E2) : œstrogène le plus abondant et actif chez la femme en âge de procréer.
– L’estriol (E3) : œstrogène produit pendant la grossesse.
– L’estrone (E1) : œstrogène prédominant pendant la ménopause.
L’estrone est produite principalement par le tissu adipeux à partir d’androgènes (testostérone, DHEA…).
C’est une sorte de conversion qu’on appelle « l’aromatisation ».
C’est pour cela qu’une légère prise de poids à la ménopause est un mécanisme physiologique d’adaptation du corps pour maintenir un taux minimum d’œstrogènes.
Cette aromatisation est possible grâce à une enzyme appelée « aromatase ».
Grâce à cette enzyme, les androgènes seront aromatisés (convertis) en estrones afin que la femme ménopausée puisse bénéficier d’une imprégnation œstrogénique bénéfique pour son organisme.
Les androgènes sont la matière première indispensable à une bonne aromatisation, ils sont eux même synthétisés principalement par les glandes surrénales.
A la ménopause, seule l’aromatisation permet de maintenir une imprégnation bénéfique des œstrogènes pour le corps.
Cette aromatisation se fait via :
– Les tissus adipeux
– Le foie
– Le cerveau
– Les glandes surrénales
Il existe des variations importantes d’aromatisation d’une femme à une autre, ce qui explique, en partie, la variation des symptômes.
Plus le corps d’une femme aura la capacité de bien aromatiser, moins elle aura de symptômes invalidants, car elle compensera naturellement sa « perte » en œstrogènes.
La testostérone, hormone dite « masculine » est indispensable en quantité physiologique pour le bon équilibre de la femme tout au long de sa vie.
En plus de permettre à la femme ménopausée de bien aromatiser, la testostérone a un impact sur :
– La libido
– L’énergie physique et le métabolisme
– La densité osseuse et la production de globules rouges
– La motivation et la confiance en soi.
– Le maintien de la masse musculaire
Les œstrogènes et la progestérone ont de multiples rôles sur la santé féminine.
Les œstrogènes influent sur :
Les neurotransmetteurs
– Sérotonine, dopamine, GABA, noradrénaline, glutamate, acétylcholine
ces neurotransmetteurs influent sur le bien-être, la confiance en soi, la clarté mentale…
La protection cardio-vasculaire
– Anti-oxydants
– Améliore la sensibilité à l’insuline
– Favorise une augmentation du taux de bon cholestérol (HDL)
La santé ostéo-articulaire
– Limite la dégradation osseuse
– Stimule la régénération osseuse
– Augmenta l’absorption intestinale du calcium
– Prévient les risques d’ostéoporose
La santé intime
– Protège la muqueuse vaginale en maintenant souplesse et humidité
– Maintient un bon PH acide impropre aux pathogènes
– Entretient un microbiote vaginal adapté
La santé de la peau
– Favorise hydratation et souplesse
– Favorise la synthèse du collagène
L’équilibre intestinal
– Composition et diversité du microbiote
– Renforce la barrière immunitaire de l’intestin
– Action anti-inflammatoire
En modulant le microbiote et en renforçant la barrière intestinale, les œstrogènes réduisent l’inflammation systémique et limite le risque de diabète 2, les maladies cardio-vasculaires, l’obésité…
– Les œstrogènes influent également sur la régulation de la température corporelle
La progestérone influe sur :
Le cerveau
– Effet calmant (GABA)
– Anti-dépresseur (sérotonine)
– Neuro-protecteur (protège du stress oxydatif)
– Favorise la mémoire et la santé cognitive
– Favorise un sommeil profond et réparateur
Le système cardio-vasculaire
– Vasodilatation
– Régule la pression artérielle
La santé ostéo-articulaire
Agit en synergie avec les œstrogènes
– Prévient l’ostéoporose et favorise le renouvellement osseux
La santé intime
– Favorise la croissance des bonnes bactéries protectrices
– Maintient un PH acide impropre aux pathogènes
L’équilibre intestinal
– Favorise la diversité du microbiote
– Action anti-inflammatoire
– Renforce la barrière intestinale
– Module le système immunitaire intestinal
Le métabolisme
– Soutient la glande thyroïde dans la conversion de la T4 en T3
– Stimule l’appétit
– Action diurétique
Profils hormonaux
Il existe des profils hormonaux de femmes (péri)-ménopausées qui se distinguent par les symptômes ressentis.
Évidemment, comme tout ce qui touche au vivant, chaque cas est unique, nous ne nous définissons pas par UN de ces profils, mais ce sont des outils qui nous permettent de comprendre la tendance du déséquilibre à l’origine des troubles.
Ces troubles sont très rarement (et heureusement) tous ressentis en même temps.
On parle ici de tendance et il n’est pas nécessaire de cocher toutes les cases.
Lors d’une consultation naturopathique nous définirons si vous vous rapprochez d’un de ces profils hormonaux, afin d’adopter la stratégie qui vous correspond.
Profil Hypo-œstrogénique (carence en œstrogènes) :
L’aromatisation est insuffisante, elle peut être due a un défaut enzymatique et/ou un manque de tissu adipeux et/ou un insuffisance d’androgènes.
On peut ressentir de nombreux troubles associés :
- Bouffées de chaleurs
- Sueurs nocturnes
- Troubles du sommeil
- Sécheresse vaginale
- Cystite
- Infection urinaire
- Incontinence urinaire
- Trouble de l’humeur
- Anxiété
- Difficulté de concentration
- Douleurs ostéoarticulaires
- Fatigue
- Baisse de la libido
- Maux de tête
- Sécheresse de la peau
Profil Hyper-œstrogénique (excès en œstrogènes) :
L’aromatisation se fait en excès ( surpoids, excès d’androgène )
On peut ressentir ces troubles associés :
- Rétention d’eau.
- Ballonnements.
- Prise de poids.
- Maux de tête.
- Sensibilité mammaire.
- Troubles de l’humeur.
Profil Hyper-androgénique (excès d’androgènes) :
Il y a un excès de synthèse d’androgènes par les glandes surrénales, l’aromatisation ne se fait pas efficacement, ce qui induit une carence en œstrogène.
La testostérone, au lieu d’aromatiser en estrone, se retrouve transformée en DHT, une hormone également androgène.
Cette aromatisation de la testostérone en DHT se fait via une enzyme (la 5 alpha réductase) ce qui a pour conséquence une imprégnation du corps de la femme d’un taux trop élevé d’hormones androgéniques.
On peut ressentir ces troubles associés :
- Alopécie
- Hirsutisme
- Acné
Dans ce profil, comme il y a également une hypo-œstrogénie, on peut ressentir les troubles dû au manque d’œstrogène (voir profil hypo-oestrogénique).
Les symptômes de la (pré)ménopause
Cette partie n’a pas pour but d’être anxiogène, mais a pour vocation d’être informative.
Selon les statistiques deux tiers des femmes vivent le passage à la ménopause et leur ménopause de manière assez douce.
Pour le tiers des autres femmes, récapituler les troubles pouvant survenir en péri et en ménopause, permet de mettre des mots sur leurs maux et de comprendre que ce qu’elles ressentent n’est pas « dans leur tête » mais bien physiologique.
Comprendre que le mal-être provient de cette période de transition permet de trouver des leviers pour rétablir l’équilibre.
Pas de fatalité ici, c’est en s’informant et en comprenant que l’on peut agir !
Comme chaque femme est unique, ces troubles peuvent varier en nature et en intensité.
Troubles thermiques et sudation
Les changements hormonaux causent des dérèglements au niveau de la thermorégulation naturelle du corps. Pendant la ménopause, cela se traduit souvent par des bouffées de chaleur, sensations de chaleur intenses et soudaines, parfois associées à des sueurs et/ou des rougeurs. Cette transpiration excessive peut aussi se déclarer la nuit et altérer la qualité du sommeil, on parle alors de sueurs nocturnes.
– Bouffées de chaleur : épisodes soudains de chaleur intense.
– Sueurs nocturnes : transpiration excessive pendant la nuit.
– Sueurs malodorante : transpiration abondante à l’odeur forte
Troubles du sommeil
La ménopause et l’avancée dans l’âge sont également associées aux troubles du sommeil : difficulté d’endormissement, réveils nocturnes, fatigue…
La mélatonine (hormone du sommeil) décline avec la baisse des œstrogènes et de la sérotonine.
Parfois, d’autres troubles peuvent contribuer au manque de sommeil, comme des sueurs nocturnes, des ruminations mentales, de l’anxiété…
– Insomnie : difficultés à s’endormir ou à rester endormi.
– Réveils nocturnes : réveils intempestifs de une à plusieurs fois par nuit avec difficulté à se rendormir. Ruminations mentales.
– Fatigue : sentiment de lassitude et manque d’énergie.
Troubles émotionnels
Les fluctuations hormonales peuvent impacter l’humeur générale, l’irritabilité et le bien-être global des femmes.
Les principaux troubles se manifestent par des sautes d’humeur, de l’irritabilité, des crises d’angoisses, de l’anxiété ou encore des symptômes dépressifs. Ces sensations souvent difficiles à vivre et à accepter lorsqu’elles ne se justifient pas par le vécu, sont causées par les changements hormonaux et peuvent être accentuées par le manque de sommeil ou encore le stress accru pendant cette période.
Ces fluctuations miment parfois des symptômes dépressifs, conduisant à des prises en charge qui ne ciblent pas la cause hormonale réelle.
– Irritabilité : Hypersensibilité émotionnelle avec une tendance à réagir plus vivement aux situations du quotidien.
– Anxiété : Sentiment d’inquiétude ou de tension intérieure sans raison apparente, parfois accompagné de troubles physiques.
– Dépression : Baisse de moral durable, perte d’intérêt ou de plaisir, (liée aux déséquilibres hormonaux et non justifiée par le vécu)
Troubles psychologiques
Les femmes pré-péri-ménopausées peuvent également être touchées par des oublis bénins, des difficultés à se concentrer et des étourdissements. C’est ce que l’on appelle communément le « brouillard mental ou cérébral », expliqué par une altération (non grave et passagère) des fonctions cognitives.
Notre cerveau ayant de nombreux récepteurs aux œstrogènes se retrouve à devoir fonctionner sans.
Il est donc obligé de se reprogrammer pour pouvoir fonctionner au mieux dans un corps qui n’est plus tourné vers la fertilité.
Ce temps d’adaptation se fera au rythme de chacune avec plus ou moins d’aisance.
Ces troubles peuvent être accentués par le manque de sommeil et le stress.
– Perte de mémoire : Difficultés à se souvenir de certaines informations ou oublis plus fréquents, souvent transitoires.
– Brouillard mental : Difficulté a s’exprimer clairement, difficulté à se concentrer et à avoir les idées claires.
Troubles physiques en général
Il n’est pas rare de déclarer des migraines, maux de tête, étourdissement, ou encore fourmillements, engourdissements et sensations de « choc électriques » dans les membres à la ménopause. Ces troubles sont associés à la baisse d’œstrogènes qui perturbe les fonctions nerveuses
Les douleurs articulaires et musculaires sont souvent répertoriées.
– Maux de tête : Céphalées plus fréquentes ou plus intenses, parfois similaires à des migraines hormonales.
– Douleurs articulaires : Raideurs ou douleurs dans les articulations, en particulier au réveil ou après un effort.
– Douleurs musculaires : Courbatures ou tensions musculaires inhabituelles, parfois diffuses.
– Maux de dos : Douleurs lombaires ou dorsales
– Vertiges : Sensations de tête qui tourne ou d’instabilité, associées aux variations hormonales et/ou à la fatigue.
– Palpitations : Perception inhabituelle ou accélérée des battements du cœur, souvent bénigne mais impressionnante.
Troubles génito-urinaires
La sexualité et la libido peuvent être impactés à la ménopause. Là encore, ces troubles sont liés aux fluctuations hormonales et à l’arrêt des cycles, mais il peut évidemment y avoir d’autres raisons qu’il ne faut pas négliger : difficultés dans le couple, tristesse, irritabilité, lassitude, fatigue…
– Incontinence urinaire : Fuites urinaires involontaires, notamment lors d’efforts, de rires ou de toux.
– Troubles urinaires : Envies fréquentes d’uriner, sensations de brûlure ou d’inconfort avec ou sans infection.
– Sécheresse vaginale : Diminution de la lubrification vaginale pouvant entraîner inconfort et douleurs lors des rapports.
– Atrophie vaginale : Baisse de sensibilité, « rétractation » de la vulve et du conduit vaginal
– Diminution de la libido : Baisse du désir sexuel liée aux changements hormonaux et/ou à la fatigue générale.
– Douleur mammaire : Sensibilité accrue, atrophie des glandes mammaires, augmentation de la « masse graisseuse »
– Cystite à répétition : Brûlures, douleurs en urinant, sensation de poids dans le bas-ventre…
Troubles buccaux et digestifs
Le microbiote et la digestion évoluent à la ménopause. Ce que le corps supportait bien jusqu’à présent, il peut ne plus le tolérer.
Le métabolisme change également.
Certains troubles peuvent survenir comme « le syndrome de la bouche brûlante », un changement de goût ou une prise de poids soudaine.
– Ballonnements : Sensation de ventre gonflé ou tendu
– Constipation : Ralentissement du transit intestinal
– Diarrhée : Selles plus fréquentes ou liquides, parfois cycliques.
-Intolérances alimentaires : Difficulté soudaine à digérer certains aliments auparavant bien tolérés.
– Allergies accrues : Réactions allergiques plus fréquentes ou plus marquées
– Prise de poids : Accumulation de masse grasse, notamment au niveau de la poitrine et du ventre, malgré une alimentation inchangée. Métabolisme ralenti, le corps stocke plus.
– Bouche sèche : Diminution de la production de salive entraînant inconfort et sensation de soif persistante
– Mauvaise haleine : Halitose liée à la sécheresse buccale ou aux modifications digestives.
Troubles de la peau, des ongles et cheveux
Au niveau cutané, la peau devient plus sèche et fragile à la ménopause. Cela peut causer des démangeaisons, mais aussi d’autres changements au niveau des phanères (ongles cassants et cheveux plus fins), ou encore une variation de l’odeur corporelle.
– Perte de cheveux : Chute capillaire plus importante ou cheveux plus fins.
– Ongles cassants : Fragilité accrue des ongles, qui se dédoublent ou se cassent facilement.
– Peau sèche : Perte d’élasticité et de confort cutané, fragilité
– Acné : « Retour » de l’acné
– Démangeaisons : Sensations de prurit sans cause dermatologique évidente, souvent dues à la sécheresse de la peau.
Troubles du cycle menstruel (en pré et péri-ménopause)
Les cycles menstruels arrêtent de fonctionner à la ménopause. Les règles deviennent irrégulières jusqu’à disparaître complètement.
La ménopause est confirmée dès 12 mois d’aménorrhée (absence de règles)
– Règles irrégulières : Cycles menstruels imprévisibles, plus courts, plus longs ou espacés.
– Saignements abondants : Menstruations plus importantes que d’habitude, parfois prolongées.
– Saignements légers : Spotting ou petits saignements entre les règles. Règles très légères et/ou plus courtes
Vers un second printemps: cheminons ensemble
Ces troubles, aussi profonds et éprouvants soient-ils, ne sont pas une fatalité. Ils sont les messagers d’un corps qui réclame une transition douce, une mise à jour de votre écologie personnelle.
S’informer, faire preuve d’une immense bienveillance envers soi-même, et oser écouter ces nouveaux besoins sont les premiers pas vers cette renaissance. La ménopause n’est pas le crépuscule de la vie de femme, mais l’aube d’une liberté nouvelle, celle où l’on devient enfin votre propre priorité.
Formée auprès de l’École de Santé Naturelle dans l’accompagnement de cette phase charnière, je vous propose un espace d’écoute sans tabou, sécurisant et profondément individualisé. Ensemble, nous traduirons les messages de votre corps pour concevoir, pas à pas, la formule naturelle qui vous permettra de traverser ce cap avec plus de sérénité, de force et de vitalité.
Un accompagnement naturel individualisé
Les conseils naturo que je vous donnerai s’appuient sur les outils et techniques de naturopathie holistique enrichis par ma spécialisation en accompagnement de la (pré)ménopause :
– Une alimentation adaptée, individualisée
– Une hygiène de vie avec le mouvement, le sommeil, le contact avec la nature…
– L’hydrologie qui repose sur l’utilisation de l’eau en interne comme en externe
– Les techniques respiratoires en fonction de votre besoin (apaiser le stress, faciliter la digestion, calmer le mental, retrouver de l’énergie..)
– La phytologie qui comporte les plantes sous toutes leurs formes (macérats de bourgeons, extraits secs, gélules, infusion, décoction, hydrolat, tisanes…)
– Les compléments alimentaires (naturels, bio et pas systématiquement) et les produits de la ruche, l’argile, le charbon…
– Les huiles essentielles en olfaction, en auto-massage en fonction de votre problématique
– Les techniques manuelles (pour détendre, dynamiser, faire circuler)
– Les techniques de gestion du stress
– Les techniques réflexes telles que la réflexologie plantaire pour stimuler, apaiser, aider a éliminer.
– Les Fleurs de Bach pour arriver à accueillir et transcender un état émotionnel qui peut être bloquant.
La naturopathie est une pratique respectueuse de l’individualité, elle nous permet d’affiner notre regard sur nous-même et nos besoins.
Ensemble, nous tracerons un chemin vers un équilibre qui vous correspond.
Chaque femme est unique, chaque transition vers la ménopause également. Il n’existe pas de recette toute faite, mais d’innombrables leviers existent pour nous accompagner en douceur dans cette étape de vie.
Mon accompagnement s’adaptera à votre profil hormonal en tenant compte de l’ensemble de ce que vous êtes ( sphère physique, mentale et émotionnelle ) tout en agissant également sur la prévention ( ostéoporose, ostéopénie, métabolisme…)
Je procéderai de la même manière qu’en bilan naturo, nous établirons ensemble un bilan de vitalité sous forme de questionnaire, qui fera le tour de tous vos systèmes (digestif, respiratoire, cutané…) et qui comprendra une partie axée particulièrement sur votre profil hormonal.
Puis, on passera en revue votre alimentation et votre hygiène de vie en tenant compte de votre état de stress et de vos émotions.
Mon rôle sera de faire des liens, des connexions entre les différents systèmes de votre organisme, et les troubles que vous ressentez.
Je chercherais la meilleure formule pour vous, afin de vous accompagner à retrouver petit à petit équilibre et mieux-être.
Nous « fabriquerons » la formule qui vous correspond, celle qui vous va sur le moment et qui pourra évoluer au fil du temps.
Une formule au cas par cas, pas à pas.
Sources et liens utiles
Fondation des femmes/les-francais-et-la-menopause/
Fondation recherche médicale Ménopause
Gemvi Société française de ménopause
Rose-up.fr/rubrique/effets-secondaires/menopause/
Unfpa ménopause-et-droits-de-la-personne
Youtube Ménopause : pourquoi tout se joue dans le cerveau – Dre Lisa Mosconi
Arte ménopauses-quand-les-femmes-en-parlent
