

Le macérât de Bellis ou pâquerettes (pour les intimes!)
Alternative à l’arnica (qui se fait de plus en plus rare à cause d’une cueillette sauvage irraisonnée), la jolie pâquerette pousse partout en profusion dans nos jardins et a de nombreuses vertus ! Elle n’a d’ailleurs rien a envier à l’arnica dont elle partage la même famille, les astéracées.

Excellente pour la peau, elle est utile en cas de chocs, d’hématomes, de bleus et de bosses, mais pas que !! Personnellement je l’utilise comme raffermissant de la peau, tonique et réparateur. Elle atténue les cicatrices, tonifie la peau du buste, régénère la peau abîmée…
On peut l’utiliser également en massage pour soulager les jambes lourdes, sur une entorse ou une contracture musculaire.
Pour la cueillette, il faut choisir une période de beau temps sec avec un beau soleil, comme en ce moment !

On cueille les petites têtes (sans les tiges).
Pour un usage familial, il n’y a pas besoin d’en prendre de grandes quantités. C’est important d’en laisser pour nos amis butineurs qui n’ont pas encore beaucoup à se mettre sous la « dent » si tôt dans la saison.

Ensuite on les fait sécher (un peu) de manière à ce qu’elles perdent de leur humidité. Plusieurs façons sont possibles, personnellement je les enferme dans un sac kraft ou dans un torchon pendant 24 à 48h, au chaud dans la maison.

Après 24 à 48h

Puis on met les fleurs dans un bocal (propre)…

…et on recouvre d’une huile végétale bio de son choix. Cela peut-être un mélange d’huiles également…
Olive, tournesol, jojoba, amande douce…

J’utilise une huile de tournesol bio, produite à 10 kms de chez moi, riche en vitamine E, qui pénètre bien la peau.

Il est important de ne pas fermer hermétiquement le bocal, au risque que le mélange moisisse. Soit on laisse le couvercle entre-ouvert, soit on fixe un tissu fin en guise de capuchon.

Ensuite on laisse macérer tranquillement au minimum un mois. J’avoue qu’il m’arrive de laisser beaucoup plus (plusieurs mois) quand j’en ai en réserve.
Beaucoup parle de le laisser macérer au soleil, mais je préfère au contraire mettre mon mélange à l’abri de ses rayons en mettant le bocal dans un sac kraft. Par contre je mets mon mélange près d’une source de chaleur (le plus possible), ce peut être à coté du moyen de chauffage, derrière une vitre coté sud, à coté du four…

Lorsque un mois s’est écoulé, et que l’on souhaite utiliser son huile, on va procéder à sa filtration.
Soit on choisit de filtrer la totalité, soit on ne filtre que ce dont on a besoin.
( Des photos pour illustrer la filtration ne vont pas tarder )
Pour cela on peut se munir :
– d’un filtre à café en papier (non blanchi de préférence)
– d’un entonnoir
– d’une petite bouteille ou contenant (de préférence en verre teinté).
Mon expérience me prouve que l’on peut laisser les fleurs macérer très longtemps et que le mélange se bonifie au fil du temps. Mais pour cela je pense qu’il faut être très rigoureux sur la propreté du contenant, sur le séchage des fleurs (suffisant pour chasser les 3/4 de l’humidité), ne surtout pas fermer hermétiquement le bocal et utiliser une huile riche en vitamine E et stable comme l’huile de tournesol.
L’important, au moment de filtrer, est que le mélange sente bon (très), et n’ai aucune moisissure.
Rappel indications et précautions d’usage :
En externe uniquement !
Raffermissante, cette huile est idéale pour les soins du buste et du décolleté.
Elle aide a maintenir la tonicité de la peau.
Apaisante, réparatrice, estompe les petites cicatrices, améliore l’aspect des vergetures.
Peaux manquant d’élasticité, de fermeté. Suites de grossesse, d’allaitement, relâchement cutané, peaux distendues.
Également pour peau délicates, irritées et sujettes aux rougeurs, coups, bosses, bleus, œdèmes…
L’utilisation du macérat est contre-indiqué chez les personnes allergiques aux astéracées. Une réaction allergique peut se manifester par des rougeurs, démangeaisons ou irritations cutanées. Il est conseillé de faire un test préalable sur une petite zone de peau avant une première utilisation
